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Communiqué de l'UFML: avenant 8 et réforme de la biologie même combat
 |  Auteur: admin
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Depuis la parution de cet avenant 8 qui a cristallisé la colère des médecins, le paysage a changé, les forces en présence se font plus distinctes. D’un coté un corps médical atomisé, plus ou moins replié sur des syndicats ultra catégoriels, un Conseil de l’Ordre, garant d’une déontologie, devenu objet de raillerie, sans pouvoir ni fédérateur ni décisionnel ; dans ces structures, la profession ne se reconnaît plus. En face, l’Etat. Ni plus ni moins. L’Etat, avec ses moyens, ses raisons, ses objectifs.

L’Etat qui a tiré avantage de cette division, l’Etat qui s’est fait toujours plus intrusif dans la gestion de la Santé, puis dans les pratiques médicales, l’Etat qui raisonne en Santé Publique, santé de masse, lorsque le médecin est et reste dans la relation individuelle. La maitrise comptable de la médecine a plus de 30 ans, elle s’est imposée inexorablement. Malgré quelques soubresauts et poches de résistance parfois violentes, le corps médical s’est relativement « laissé faire », d’une part en raison de l’absence de vision globale et large de nos syndicats, d’autre part en raison de cette « déontologie » un jour tournée en dérision, l’autre agitée sous le nez du médecin afin de l’inciter à accepter règles et contraintes en son nom ». Depuis plusieurs décennies, les gouvernements entrent régulièrement en conflit avec le corps médical, toujours sur les mêmes thèmes : financement de la santé, rémunérations, répartition géographique, liberté. Au fil du temps, la représentation médicale s’est effilochée en sous groupes qui ont subi de plein fouet l’effet Janis, bien connu des sociologues, définissant l’effet de « pensée groupale ». Groupes à forte cohésion, isolés, convaincus d’être dans leur droit, ils sont plus enclins aux compromis faussement consensuels, qu’aux véritables alternatives ou propositions innovantes, ils n’ont aucun pouvoir de changement profond, ni aucune force d’opposition. N’acceptant ni l’opposition ni les débats internes, ils excluent les dissidents au prétexte de « protéger » les membres du groupe, appauvrissant de fait la réflexion et réduisant d’autant les champs d’action possible d’une opposition. L’effet Janis a ainsi permis aux leaders syndicaux de s’inclure dans un autre groupe, venant ainsi à la communion sur le dos d’une profession maintenue artificiellement dans la crainte de l’autre, « ç’aurait été pire, vous ne savez pas »… autant d’argutie aux seules fins d’étouffer une éventuelle opposition dès son premier souffle, tout en acceptant le moule des partenaires, et ainsi se rendre plus forts, par l’accroissement ressentie du groupe d’appartenance.

Quant à la masse silencieuse, quelles que soient ses idées, elle n’a pu rester que silencieuse, ayant acquis la conviction que tout était joué d’avance…

Le paradigme actuel se meurt, celui qui nous est proposé est une médecine de tutelle uniquement : tutelle d’Etat et tutelle de financiers. Point n’est besoin de réfléchir longtemps pour comprendre que les développements de demain, les équipements, les choix thérapeutiques seront à l’aune d’objectifs économiques définis par des technocrates, au cours d’innombrables réunions dont les médecins seront absents ou en figuration, devenus de simples effecteurs de soins.

Aujourd’hui, le corps médical est au bord du Rubicon : le franchir ainsi que l’on nous y contraint, c’est renoncer à toute liberté de prescription, d’installation, de type d’exercice, accepter la maitrise comptable absolue à des tarifs non viables économiquement, accepter que la médecine soit une fonction « régalienne » et devienne donc un corps d’Etat. Ne pas le franchir ne peut signifier « rester comme avant ». D’abord parce que le présent n’est plus acceptable, avec une sur-administration étouffante, des tarifs inadaptés au coût de la pratique en public comme en privé, une profession divisée et incapable de se regrouper autour de valeurs communes et de se projeter dans l’avenir, ensuite parce que l’on ne peut imaginer répéter les erreurs des dernières décennies. La singularité de la relation avec le patient qui est le fondement de notre métier a dérapé en un individualisme forcené mortifère.

 

Cette union dont le métier a cruellement manqué, voilà ce que propose l’UFML. Mais l’union ne se donne ni ne se prend, elle se construit. On ne peut confondre union et unanimité, union et identité ; avec le philosophe Ricoeur nous savons que le « soi » n’est pas le « même ». Cette réalité, nous l’expérimentons chaque jour dans notre exercice médical et, si nous vivons chacun notre exercice différemment, cette conviction de l’identité, la nôtre, celle du patient, est notre dénominateur commun. C’est dans l’acceptation de la différence de l’autre, dans son éventuelle contradiction, que l’on progresse, en tolérance, acte avant tout de refus d’intolérance ; cette acceptation de la différence est à l’opposé de cette relation nivelée, normée, lissée aux coins des tableurs comptables que d’aucuns tentent de nous imposer.

De cette union forte, car construite dans l’échange et non achetée par un bulletin d’adhésion, naitra un nouveau paradigme rétablissant d’une part les places respectives de chacun au sein du système de soins entre acteurs du soin et assureurs du soin, d’autre part une gouvernance rationnelle et adaptée des pratiques médicales pilotée par des médecins de terrain.

Ainsi pourrons nous établir les règles d’une médecine de qualité respectant aussi l’identité singulière du patient, jamais le « même », dans l’intérêt de la société tout entière.

Ces huit mois de révolte ont forgé les volontés, aiguisé les arguments, éveillé les consciences, fait tomber les masques.

Face au déni de la personne, face aux restrictions de liberté, face à une dérive totalitaire, nous devons sortir de nos habitudes, de nos préjugés, accepter le regard de chacun mais, sans hésitation et sans faiblesse, nous opposer.

Sur les pages des réseaux sociaux, les débats sont vifs, parfois acerbes, mais toujours constructifs : s’affronter, se poser en s’opposant, transgresser, innover, telles sont les « méthodes UFML », bien loin des tristes consensus arrachés en comité réduit par des leaders en manque de gloire. C’est par la mise en commun des intelligences, des idées et talents de chacun en parfaite connexion avec les réalités extérieures, que l’UFML est une force de changement incontournable.

A présent l’UFML sort des réseaux sociaux pour s’imposer comme un interlocuteur privilégié, dans la presse spécialisée et générale, sur le terrain, dans toutes les réunions ou colloques où il est question de médecine, pour que plus jamais, la médecine ne se construise, ne se déconstruise ou ne se reconstruise sans les médecins.

Rejoignez nous.

 

Dr Dominique Thiers-Bautrant, Vice Présidente UFML

 



Posté le:Vendredi 24 mai 2013 @ 17:51:49       Page Spéciale pour impression Envoyer cet Article à un ami     Précédent |  Suivant

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